Mois: janvier 2015

JESSELYN RADACK, SACRÉE SOUFFLEUSE DE SIFFLET

Jesselyn Radack, avocate et whistleblowerJesselyn Radack, c’est un caillou dans la chaussure de la Maison Blanche, un cauchemar au cheveu blond ondulé pour tous les costards-cravates des FBI-CIA, une sorcière affreusement calme et professionnelle pour les militaires tortureurs américains, une sacrée casse-couilles femelle pour les voyeurs geeks de la NSA qui adorent écouter et filmer leurs concitoyens à leur insu.

Une réputation musclée portée par Radack, avocate née dans le Michigan en 1970, (très très) intelligente, pourvue de diplômes prestigieux, mère de trois enfants et mariée à un beau gosse qui travaille à la Banque Mondiale.

Quand on l’observe, il y a bien ces quelques détails singuliers. La mâchoire du bas proéminente et mobile, sa large bouche souriante ou ramassée quand elle se concentre, les yeux perçants et le sourcil gigotant, la tranche des mains qui rythment ses paroles sur la table, doucement, son collier en argent qui s’attache curieusement sur sa poitrine, sa diction légèrement teintée d’un accent ou d’un minuscule défaut de prononciation. Elle se lève, déploie son tailleur impeccable et sa démarche est étrangement, agréablement chaloupée. Et un nom sonnant : Jesselyn Radack.

Ce nom, c’est celui de l’armure en carbone kevlar des lanceurs d’alerte aux Etats-Unis, les tables de la loi faites femme. Depuis son éviction politique du Ministère de la Justice en 2002, Jesselyn Radack est devenue l’avocate des whistleblowers Thomas Drake et John Kiriakou et plus récemment d’Edward Snowden, des hommes qui ont dénoncé l’intégration de la torture et la surveillance de masse aux institutions. Vingt ans de pratique, dont 7 du côté du Ministère de la Justice et 14 de l’autre côté, dans la lutte contre l’appareil d’État et ses dérives anticonstitutionnelles, cuisinées gaiement depuis la lutte contre le terrorisme et la politique sécuritaire. Opérateurs de drones, «nouveaux snipers » de l’armée, systèmes de surveillance illégaux, prisons et méthodes d’interrogatoire violant les droits de l’homme et la loi : ces pseudo armes anti-terroristes dégénèrent en crimes d’état qu’elle dénonce sans flancher malgré les harcèlements qu’elle subit – en bronchant s’il vous plaît.

Princesse Disney du XXIème siècle, non ? (crédit photo Rick McKee 2002)

Madame Radack possède un ADN baigné dans une intégrité à l’épreuve des balles, au grand dam des pères sécuritaires et tortionnaires qui pullulent depuis le 11 septembre aux USA. Jesselyn Radack, c’est la princesse Disney du XXIème siècle, l’héroïne déterminée et travailleuse d’un conte insensé qu’elle raconte sobrement et parfois sans pudeur.

Des débuts difficiles dans une famille où le père se tire à son adolescence et laisse femme et enfants vivoter avec peu de moyens dans une maison capharnaüm. La maman n’est pas dans une forme olympique, elle n’a pas le sou, reçoit beaucoup de messieurs et boit. Le père se moque de soutenir la famille malgré sa réussite en tant qu’avocat et Jesselyn comprend que sa planche de salut, ce sont les études. Dès l’âge de 15 ans, elle bûche à mort pour devenir avocate – malgré les premiers symptômes déclarés de sa sclérose en plaque. Tous les premiers prix dans la poche, elle ne s’embarrasse pas de poser topless à 18 ans pour un magazine olé olé afin

Playboy, photo topless de Jesselyn (un cadeau signé Terrifique bien sûr).

d’empocher les 600$ du shooting pour aidersa mère, avant d’intégrer la renommée Yale Law School . « And what else ? », c’est le seul commentaire qu’on en tire. Jesselyn sait très tôt identifier les priorités. De diplômes en bourses, Jesselyn intègre à 25 ans le Ministère de la Justice, au comité d’éthique nouvellement crée, taillé à la mesure de ses ambitions de pourfendeuse des violations du droit. Ça y est, Jesselyn a pied dans le moteur et fera en sorte d’en demeurer une turbine essentielle.

Le rêve américain s’interrompt un matin de décembre 2001. Jesselyn arrive au travail, 5ème étage, bureau au fond du couloir à gauche. Un petit café et le téléphone sonne : « oui, allô ?? ». C’est un agent de l’unité anti-terrorisme qui demande deux trois conseils à Jesselyn Radack et au Comité d’Éthique. Oui, en fait les petits gars de l’armée ont choppé un tout jeune type dans les montagnes des Talibans – Lindh, un américain avec une barbe, une robe longue et quelques armes. Il faudrait l’interroger gentiment « mais sans avocat, on a le droit ? ». Jesselyn leur précise qu’en tant que ressortissant américain, il leur faudra impérativement respecter les lois – présence d’un avocat obligatoire et pas d’aveux sous la torture par exemple. Car ces aveux ne pourront pas être versés au dossier car soutirés de manière illégale. La voix répond « ah, vous êtes bien sûre ? Merde. Bon, ben je vous rappelle, hein » et raccroche. Jesselyn s’inquiète. Elle envoie un mail alarmant à ses supérieurs et à la direction du FBI en répétant ses consignes et sa crainte de dérives dans le début de la chasse aux terroristes. Quelques temps plus tard, elle voit des photos circuler en couverture de journaux et sur internet d’un américain, avec une barbe, quasi nu et inconscient, attaché à brancard avec du gros scotch noir et pourvu de moult ecchymoses assez moches à voir. La loque est désignée comme Lindh, terroriste affilié à Ben Laden en Afghanistan. Jesselyn lit dans la presse que John Ashcroft, procureur général des Etats-Unis, soutient que les droits de la loque ont été honorés, tandis que, c’est tout à fait drôle, ses avocats décrivent les scénarios de torture subis par leur client (enfermé dans un container pendant des jours, épreuve du froid etc..).

Ouvrage écrit par Jesselyn Radack sur l'affaire Lindh en 2012, préfacé par Glenn Greenwald (journaliste du Guardian qui dévoilera les révélations de Snowden en juin 2013).

Ouvrage écrit par Jesselyn Radack sur l’affaire Lindh en 2012, préfacé par Glenn Greenwald (journaliste du Guardian qui dévoilera les révélations de Snowden en juin 2013).

Jesselyn perd les pédales. Elle en appelle à la direction du Comité d’Éthique et aux fédéraux afin de partager ses craintes. Pas de réponse. Jusqu’au jour où le juge chargé de l’affaire Lindh la contacte pour confirmer les pièces du dossier d’instruction : on est d’accord, y’a pas plus de 2 messages échangés entre vous et l’agent de la section anti-terrorisme, hein ? Elle lui explique patiemment que, non monsieur, nous avons échangé au moins une douzaine de messages car il m’a fallu expliquer clairement que leurs méthodes étaient hors la loi. « Et bien, madame, renvoyez-moi les autres. » Elle cherche ses emails envoyés au sujet de Lindh. Rien. Son ordinateur a été §&@# purgé. Elle cherche le dossier dans les archives, contenant les impressions de ses mails. Bon, ben… le dossier est vide. Elle fait intervenir le dépannage informatique qui parvient à exhumer les emails (oui, je sais, dans la vraie vie, ça n’arrive jamais). Elle les imprime, les fait suivre, les clame, les envoie en quadruple exemplaires : rien, pas de réaction. Sauf un conseil : on lui demande de réduire la voilure car, madame, c’est la guerre contre le terrorisme, des américains sont morts, donc on va pas mégoter pour un barbu – même américain – qui s’est fait caressé d’un peu trop près par le FBI.

Scandalisée par l’immobilisme de la hiérarchie, elle démissionne du Ministère de la Justice puis contacte un journaliste de Newsweek, Michael Isikoff. Mike écrit alors l’article qui fait boum en dévoilant le non-respect des codes de l’éthique par le FBI, la dissimulation organisée de preuves, les fameux emails et… le nom de Jesselyn (le con). De ce jour, Jesselyn est grillée, identifiée comme traîtresse officielle et devient la proie des costards-cravate, bien décidés à la faire cuire sur terre, à décimer sa vie, à dégoûter son mari, à la discréditer dans la profession et à ostraciser ses enfants (vous êtes les gosses de la traîtresse aux Amériques ? Bouh !). Elle sera menacée, harcelée et suivie par des agents ainsi que ses proches en permanence – et en toute illégalité s’il vous plaît. Poursuivie hystériquement en Justice pour des motifs qui changent tous les mois, Jesselyn comprend qu’elle est passé de la catégorie des « bons » à celle des « truands ». Enceinte de plusieurs mois, elle se réveille un matin dans un lit ensanglanté. Fausse couche. Le stress, madame Radack, c’était mauvais pour le bébé, vous auriez dû vous en douter.

Après le 11 septembre, de même que Jesselyn, quelques individus aux Etats-Unis expérimentent un contre-sens civique foudroyant dans leur vie d’américains dévoués : dans le pays des libertés, le pays qu’ils défendent, ils dénoncent des pratiques illégales et anti-démocratiques et… l’appareil de l’état se déchaîne contre eux, avec des moyens démesurés pour les briser et en faire des exemples et surtout, des traîtres, ultime déshonneur. Les lanceurs d’alerte, autant les cramer dès le début pour éviter les vocations.

John Kiriakou, ex-CIA, gentil américain un peu énervant, naïf et courageux, qui est présentement en taule pour de très mauvaises raisons.

John Kiriakou, agent modèle de la CIA depuis sa sortie de l’université, se voit remettre un matin de l’automne 2001 (ce fameux automne 2001 – qui avait l’air si fun) un fascicule charmant et poétique sur une nouvelle technique d’interrogatoire pépère pour être plus efficace face aux al-quaedistes, avec des petits dessins et la liste des outils requis, une sorte de manuel à la Pif Gadget pour tarés, avec le logo de l’armée dessus. Il l’ouvre, le feuillette et sa mâchoire tombe. Il dit à son chef :

– Mais chef, heu… c’est bizarre ce truc ?

– Écoute John, y’a une formation prévue bientôt sur le sujet, tu veux pas y participer ? Les meilleurs éléments auront la priorité. Huhu…

– Heu, oui mais chef, c’est pas possible, là ! Les dessins du prospectus, c’est pour montrer comment torturer des gens dans des baignoires ! Nous sommes aux Etats-Unis, nous ne pouvons pas faire ça ! C’est une démocratie ici ! On ne tor-ture pas !

– Écoute Johnny, si ça te plaît pas, laisse tes camarades en profiter et ferme-la.

Bon, le problème avec John Kiriakou, c’est que c’est un gentil américain un peu énervant qui croit mordicus aux valeurs des Iounaïtide Stètss of Amewrica. Et il ne lâche pas. Il harcèle sa hiérarchie pour l’alerter sur la pratique de la torture, totalement illégale, de son agence de renseignement chérie. En vain. Donc, en dernier recours, comme Jesselyn, il contacte en 2007 des journalistes pour les informer des nouvelles tendances flippantes de la CIA – car le fascicule décrit tranquillement la méthodologie précise du waterboarding, pratique de torture dénoncée en décembre 2014 dans un rapport remis au Sénat américain (13 ans après que Kiriakou en ait informé ses chefs).

La vie de John de ce moment là plonge dans le noir – surveillance constante, perte d’emploi pour lui et sa femme, impossibilité d’en retrouver un (la CIA s’assurant bien que le couple devienne inemployable. Décidément, faire CIA, c’est assez marrant comme job !), intimidation de ses enfants, procès en pagaille… Le souci avec John, c’est qu’il a dit 2 mots de trop. Le prénom et le nom d’un agent de la CIA qui a officiellement participé à la mise en place de la torture, les deux mots qui lui font purger à cette heure une lourde peine de prison pour mise en danger d’un agent selon l’Espionnage Act.

Thomas Drake, ex-NSA et lanceur d'alerte pugnace.

Thomas Drake, ex-NSA et lanceur d’alerte pugnace.

Au même moment, Thomas Drake, senior executive à l’agence NSA, tombe sur un rapport confidentiel qui pose les bases d’un projet de surveillance de masse violant sciemment la vie privée des américains et extrêmement coûteux. Les rouages sophistiqués seront « fuités » par Snowden dix ans plus tard (stockage de milliards d’emails, collaboration forcée avec des multinationales privées, récupération de millions de données bancaires, écoutes téléphoniques…). Projet illégal et cynique, car les chefs se tortillent de bonheur à l’idée des énormes crédits qui vont leur être accordés dans la grassement rémunérée lutte anti-terrorisme. Pour donner une idée de la chose : en 2012, les estimations du budget annuel de la NSA, classé secret bien sûr, oscillent entre 8 et 20 milliards de dollars, soit 14% du budget « intelligence » des Etats-Unis (d’un total de 75 milliards de dollars, je vous laisse convertir ce fric en écoles, musées, production de films et salaires de chercheurs) répartis dans 15 agences de renseignement. Drake, en bon soldat qui vit un cauchemar éveillé, dénonce aussitôt auprès de sa hiérarchie cette infraction à la loi et au code de l’éthique. Et… badaboum. Sa vie devient une croix à 1 million de dollars de procès (au nombre de 9) alors qu’il a respecté la loi ! Les charges contre lui seront abandonnées en 2010 faute de… culpabilité. En récompense de sa droiture, Thomas Drake perd son job, sa femme, ses économies, sa maison et une certaine forme de légèreté de vivre.

Edward Snowden, ex-informaticien de la NSA, lanceur d'alerte.

Edward Snowden, ex-informaticien de la NSA, lanceur d’alerte, activiste politique et informatique.

Jesselyn Radack, dans le tumulte de ses propres procès, contacte ces lanceurs d’alerte également dans le collimateur des institutions fédérales. Elle défend Drake et Kiriakou, envers et contre toutes les menaces. Pendant des années de procédures et d’intimidations au ras des pâquerettes, Jesselyn garde sa tête blonde et frisée haute et son tailleur ajusté jusqu’à l’arrivée du petit dernier, le mignon et impressionnant Edward Snowden, ancien collaborateur de la NSA, dernier poulain de l’écurie de lanceurs d’alerte depuis l’été 2013, le plus célèbre, celui dont la vie est la plus menacée (hors de Channing, purgeant une peine de prison de 35 ans) et celui dont les révélations ont crée un tsunami politique sans précédent. Edy raconte dans sa conférence Skype à Paris en décembre 2014 « on ne décide pas de devenir lanceur d’alerte. Un jour, on le devient, parce que si l’on ne dénonce pas, on ne peut plus croire en rien. » Actuellement vivant à Moscou, la Russie étant le seul pays à lui accorder l’asile, Edward Snowden a livré à un réseau de journalistes en juin 2013 une quantité phénoménale de données internes à la NSA qui prouvent l’existence du programme d’espionnage illégal PRISM.

Personne présentant quelques troubles de la personnalité, tentant de se faire passer pour Mr Snowden pour séduire la rédaction de Terrifique.

Un message de remerciements à Mr Snowden sur un bus à Washington DC (financé par du crowd-funding, à l’initiative d’une association de défense des droits civiques !).

 

 

 

 

 

 

 

Désormais Directrice des Droits Humains et de la Sécurité Nationale au GAP (Government Accountability Project, une association indépendante et « non-profit » fondée par des avocats), le combat de Jesselyn Radack se concentre à la fois à défendre les lanceurs d’alerte, préserver leurs droits – qui rétrécissent autant que la banquise, et encourager les membres de la société civile à dénoncer les procédures illégales et anti-démocratiques dans leur job, au sein des institutions, banques, sociétés de surveillance, corporations diverses qui organisent la censure et la dégradation de la vie publique. Sa motivation derrière sa pugnacité auprès de Thomas Drake, John Kiriakou et Edward Snowden, c’est de « préserver la conscience, le courage et la protection juridique des futurs lanceurs d’alerte », largement menacée aujourd’hui. Car sous couvert de lutte contre le terrorisme, des projets de loi se préparent pour protéger les institutions et corporations des lanceurs d’alerte en herbe. Des campagnes de dénigrement dans les media sont également orchestrées via des psy pour affubler ces individus de… « pathologie narcissique » ! Jesselyn, quand elle n’est pas dans un avion en direction de Moscou pour voir Snwoden (puis fouillée et interrogée pendant des heures à son retour), monte sur un banc avec un porte-voix devant la Maison-Blanche, donne conseils juridiques, mobilise son réseau pour libérer Mohamedou Ould Slahi, prisonnier de Guantanamo, écrit pour la presse et sur son blog.

Non, Jesselyn Radack ne se met pas à la chanson dans un orchestre de joueurs de sifflets ou de lanceurs d’alerte. Elle mobilise, fédère et défend mordicus les droits des lanceurs d’alerte – et continue de se faire enquiquiner dans les grandes largeurs par le FBI.

Elle rappelle que « seule l’intervention des média permet de mettre au grand jour les méthodes hors la loi, car une fois ces méthodes rendues publiques, le secret est brisé, la Justice peut enfin suivre son cours et les choses peuvent changer, les coupables identifiés même si les poursuites prennent du temps et les peines sont souvent outrageusement modestes. Il est indispensables que les citoyens soient informés.»

Cette menace pesant sur les lanceurs d’alerte a été de grande actualité cette semaine en France, en pleine préparation des nouvelles réglementations économiques et anti-terroristes. Un amendement glissé subrepticement dans la loi Macron, intitulé sans honte secret des affaires, prévoyait de criminaliser et punir lourdement les journalistes ou individus dévoilant des informations confidentielles du secteur privé ou public : les peines encourues étaient plus sévères qu’en cas d’abus de bien social ! Depuis 3 ans, les lobbies des affaires travaillaient à faire voter cet amendement entravant la liberté d’investigation des média et la liberté « morale » d’employés du privé. La vigilance de journalistes minutieux et indépendants (vive Mediapart!) a fait échouer cette tentative de censure et suite à la mobilisation de la profession, François Hollande a demandé à faire retirer ce projet de loi.

Même dans le secteur privé, la lutte pour la transparence est cruciale. Ce sont des lanceurs d’alerte, employés et scientifiques, qui ont brisé l’omerta régnant autour des activités cadenassées de Monsanto. Le système de blanchiment de la HSBC – concernant près d’1 milliard de dollars de pactole des cartels mexicains – a été mis à jour par un ancien collaborateur de la banque, Everett Stern.

Jesselyn précise que « vous pouvez faire partie de la solution ; fournir à des journalistes de media traditionnels ou de nouveaux média (Wikileaks) des documents qui prouvent l’illégalité, l’immoralité et le gaspillage des activités dans votre profession. »

Malgré tous mes efforts, je ne trouve rien à whistleblower de particulier pour l’instant, mais je ferai gaffe à l’avenir.

Madame Radack, bien à vous.

 

A voir :

Citizenfour, un documentaire qui réveille.

Citizenfour, un documentaire qui réveille.

Citizenfour, un film documentaire de Laura Poitras sur Edward Snowden.

Sortie le 4 mars 2015 en France.

Sources :

Documentaire à voir ici : « Lanceurs d’alerte, coupables ou héros ? » de James Spione, avec J. Radack, T. Drake, J. Kiriakou. Mélo mais fou !

The Guardian

http://www.theguardian.com/profile/jesslyn-radack

Entretien, Jesselyn Radack avec la rédaction d’Arte.

http://www.arte.tv/guide/fr/056852-001/entretien-avec-jesselyn-radack

Livre de Jesselyn Radack : Whistleblower, the Traitor and the « American Taliban » (préface de Glenn Greenwald).

MotherJones Anatomy of a whistleblower

http://www.motherjones.com/politics/2004/01/anatomy-whistleblower